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L’insuffisance ovarienne et la fertilité

Reserva ovarica

L’insuffisance ovarienne peut être précoce (IOP) ou considérée comme étant normale à partir d’un certain âge. Ce terme est souvent inconnu des femmes si elles ne rencontrent pas de problèmes de fertilité et arrivent à avoir une grossesse naturelle rapidement.

Cependant, le cas d’une insuffisance ovarienne peut être diagnostiqué après un bilan de fertilité et c’est à ce moment-là que les patientes prennent conscience de la réserve ovarienne et son importance dans la fertilité.

L’insuffisance ovarienne est l’une des causes les plus courantes des cas d’infertilité et il faut apprendre à savoir la mesurer et établir un diagnostic complet pour chaque patiente. Nous allons voir ici les principaux indices qui aideront à identifier une insuffisance ovarienne :

Une réserve ovarienne en baisse

La réserve ovarienne est en réalité prédéterminée avant la naissance de chaque femme. On calcule que le fœtus féminin compte déjà sur une réserve de 6 millions d’ovules alors qu’il est encore dans le ventre de la mère.

Nous savons que dès sa naissance, la réserve ovarienne de la femme sera en baisse constante jusqu’à la ménopause, où elle sera nulle. Pendant la vie reproductive de la femme, cette diminution ne sera ni modifiable ni récupérable et l’on estime environ 1000 ovocytes perdus par cycle menstruel.

S’il est vrai que la diminution de la réserve ovarienne est progressive tout au long de la vie de la femme, elle s’accélère à partir de 35 ans et c’est pour cela que l’on parle d’une baisse de la fertilité à partir de cet âge. La grossesse n’est bien sûr pas impossible, mais sera plus difficile par rapport à un âge maternel plus jeune.

 

 

L’AMH ou hormone antimüllérienne

L’AMH est l’un des paramètres déterminant en cas d’insuffisance ovarienne. Cet examen sanguin, très facile à réaliser, permet de connaître la situation de la réserve ovarienne de la femme, et de vérifier s’il y a une baisse ou si les taux correspondent à une femme du même âge.

L’hormone antimüllérienne est en fait produite par les follicules dans les ovaires, et son dosage permet ainsi de vérifier si sa production est élevée (en cas de bonne réserve ovarienne) ou faible (en cas d’insuffisance ovarienne).

Si cet examen rend compte d’une insuffisance ovarienne, votre spécialiste pourra alors vous diriger vers le meilleur protocole pour obtenir une grossesse le plus rapidement possible. Le diagnostic d’insuffisance ovarienne ou ménopause précoce ne veut pas dire que la grossesse sera impossible et un protocole adapté permettra de stimuler votre activité ovarienne et aider à la production d’ovocytes.

Les follicules antraux

Les follicules antraux sont les petits sacs contenant les ovocytes, situés à l’intérieur des ovaires, et qui sont visibles en tout début de chaque cycle menstruel. Sur un cycle naturel, un seul de ces follicules arrivera à maturation, mais les ovaires libéreront en réalité une quantité plus ou moins importante de follicules.

Grâce à une échographie en début de cycle, votre gynécologue pourra réaliser le comptage des follicule dits « antraux » et ainsi avoir un indicateur d’une bonne ou faible réserve ovarienne.

 

 

 

AMH et follicules antraux : vers un premier diagnostic

L’AMH et le comptage folliculaire sont des indices fiables pour le diagnostic d’une insuffisance ovarienne. Il est très important de prendre en compte ces deux informations, et de les contraster avec l’âge de la patiente. C’est avec cela que nous arriverons à un bon diagnostic.

L’AMH est en elle-même un indicateur solide pour déterminer la réserve ovarienne de la femme, mais cela ne suffit pas. Il n’est pas rare de voir une AMH faible et finalement un bon nombre de follicules sur une échographie. Il faut donc toujours contraster ces deux données. Aussi, une AMH faible à 30 ans n’aura pas le même pronostic qu’une AMH faible à 40 ans. Il y a donc là une étude complète de la femme à réaliser pour adapter au mieux le protocole de traitement.

Le cas contraire est aussi possible, avec une AMH élevée mais des cas d’infertilité, sans qu’il n’y ait nécessairement d’insuffisance ovarienne. Il est important ici d’ajouter d’autres paramètres au travail de diagnostic et rechercher les causes du côté de la génétique ou encore de la réceptivité endométriale.

IVF Donostia est spécialiste en cas complexes et a mis au point des techniques avancées de préparation de la femme, avant une stimulation, pour aider à l’obtention d’un bon nombre d’ovocytes et améliorer la qualité de stimulation. Nous tenons compte de tous les paramètres pour améliorer les chances de grossesse et obtenir un bébé en bonne santé.

Insuffisance ovarienne et qualité ovarienne

Insuffisance ovarienne ne veut pas forcément dire mauvaise qualité ovarienne, et il faut bien séparer ses deux aspects dans le diagnostic d’infertilité.

La qualité ovarienne est définie par la génétique de l’ovule. Un ovule sain génétiquement présentera le nombre de chromosomes adéquat, sans qu’il n’y ait de malformations sur le caryotype. Au contraire, un ovule de mauvaise qualité présentera une altération chromosomique et rendra impossible la fusion avec le spermatozoïde ou l’obtention d’un embryon sain.

Il est malheureusement impossible d’évaluer la qualité des ovocytes, et le diagnostic d’une mauvaise qualité ovocytaire est souvent posé en cas de mauvaise qualité embryonnaire, d’échecs d’implantation à répétition ou fausses-couches à répétition.

L’âge est aussi un facteur déterminant quant à la qualité ovocytaire puisque l’on calcule que la qualité, tout comme la quantité, se détériore après 35 ans.

Une insuffisance ovarienne précoce ne veut cependant pas dire que la qualité est également en baisse. Mais si la réserve est diminuée après 35 ans, il est fort probable qu’il y ait aussi une diminution des ovules de bonne qualité.

En cas d’insuffisance ovarienne précoce, la recommandation est alors de commencer un protocole de PMA le plus rapidement possible pour ne pas perdre en qualité.

Même s’il est impossible d’améliorer la qualité et la quantité des ovules, il existe des recommandations pour freiner la diminution de la réserve ovarienne et la qualité ovocytaire.

Une vie saine, avec une bonne alimentation et une bonne hygiène de vie aideront sans nul doute à la fertilité, et la préparation d’une grossesse. Les différentes études sur l’influence des facteurs externes sur la fertilité démontrent par exemple les effets néfastes du tabac et de l’alcool sur la fertilité et la fonction ovarienne.

Il en est de même pour une mauvaise alimentation ou un surpoids, qui pourraient dérégler le système hormonal et donc l’activité ovarienne de la femme. Les situations de stress, de fatigue ou d’anxiété sont également perturbant pour la fonction hormonale et pourront être la cause de fausses-couches ou échecs de grossesse.

Les conseils seront donc de changer certaines habitudes et d’adopter une bonne hygiène de vie, en évitant la consommation de graisse saturée, de sucres rapides et d’excès de sel. Une bonne hydratation sera aussi importante pour le flux sanguin et l’irrigation du système reproducteur de la femme.

Chaque patiente aura bien-sûr besoin des recommandations d’un spécialiste selon son cas et une consultation rapide est déterminante en cas d’insuffisance ovarienne. Une prise en charge précoce permet de ne pas perdre de temps et agir au mieux pour la patiente. Il est conseillé de consulter un spécialiste après 6 mois d’essais infructueux pour les femmes de plus de 35 ans.

Si cet article vous intéresse et vous souhaitez en savoir plus sur l’insuffisance ovarienne, pensez à remplir ce formulaire et nous envoyer vos questions.

4 Responses to "L’insuffisance ovarienne et la fertilité"

  • Niar fatima
    05/07/2020 - 3:38 Reply

    J’ai lu l’article je suis intéressée

    • IVF Donostia
      06/07/2020 - 9:31 Reply

      Nous nous réjouissons que cet article vous ai plu.
      Si vous souhaitez en savoir plus sur votre réserve ovarienne, n’hésitez pas à contacter nos spécialistes en PMA via le formulaire suivant >> https://www.ivfdonostia.com/fr/contact/

  • lo
    02/10/2020 - 1:28 Reply

    bonjour, que pensez vous d’un taux à 1.41 à 31 ans?
    merci

    • IVF Donostia
      02/10/2020 - 2:03 Reply

      Madame,

      Pour pouvoir vous répondre il faudrait nous confirmer 2 choses:

      – Parlez-vous bien de votre taux d’AMH?
      – Les résultats d’AMH peuvent être donnés selon des unités différentes selon le laboratoire. Pouvez-vous nous donner l’unité correspondant au 1.41?

      Bien cordialement
      IVF Donostia.

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