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Les meilleurs embryons sont transférés au jour 5

Recherche de l’efficacité à 100% C’est le défi relevé par les professionnels de la procréation assistée lors de chaque traitement. Et c’est devenu possible grâce aux nouveaux axes de recherche, à une technologie de pointe et à des techniques innovantes, telle que le transfert de blastocystes (embryons de 5 jours).

Dans ce contexte, comment expliquer que, selon les derniers chiffres de la SEF (Société Espagnole de Fertilité), presque 70 % des embryons soient transférés plus tôt, soit au jour 3 ?

Deux bénéfices clés du transfert des blastocystes

Les bénéfices du transfert des embryons au stade du blastocystes sont multiples. Néanmoins, nous en soulignerons deux. Le transfert des embryons au jour 5 augmente le taux de réussite du traitement. Selon la SEF, la progression est supérieure à 17 % en taux de grossesses réussies et de plus de 15 % en ce qui concerne le taux de nouveau-nés vivants.

Le second bénéfice répond à l’un des grands défis de la procréation assistée, c’est-à-dire la diminution des grossesses multiples. Pour cela, l’IVF Donostia ne craint pas d’affirmer que ce type de grossesse à risque peut être évité grâce à cette technique.

En effet, 60 % des grossesses multiples sont actuellement imputables à la procréation assistée. Ce n’est pas un hasard puisque, selon les derniers chiffres publiés, la SEF indique que 65,8 % des transferts enregistrés concernent 2 embryons ou davantage.

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Même si les grossesses multiples de procréation assistée ont diminué de 27 %, elles représentaient encore 20 % du total des grossesses en 2015. Ce chiffre est important, surtout si l’on tient compte des risques des grossesses multiples.

Les docteures Estefanía Rodriguez et Elisa Pérez, gynécologues expertes en procréation assistée, s’accordent sur cet aspect. Selon elles, le principal risque d’une grossesse multiple est la prématurité. La probabilité de naissance entre les semaines 33 et 36, c’est-à-dire la mise au monde des prématurés, est de 36,5 % pour les jumeaux, affirment-elles. Néanmoins, il existe d’autres risques dérivés qui peuvent affecter la mère comme les nouveau-nés. C’est pourquoi il faut tenter d’éviter ce type de grossesses.

Étant donné que le taux de gestation gémellaire après transfert d’un seul embryon au stade blastocyste est de 1,4 %, c’est sans l’ombre d’un doute la meilleure option. La docteure Elisa Perez ajoute : « Il est parfois difficile de faire comprendre aux patients que transférer plus d’un embryon ne garantit pas un taux d’implantation supérieur. Au contraire, cela le diminue. On peut affirmer qu’en matière d’embryons, la qualité est à privilégier sur la quantité. »

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