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L’endométriose, comment la traiter ?

En moyenne, il faut 8 ans pour diagnostiquer l’endométriose. Les experts en la matière mettent en garde sur l’importance du soupçon en tant qu’élément clé pour son diagnostic.

Ce n’est pas la première fois que nous consacrons un l’espace dans notre blog pour parler de l’endométriose. Jusqu’à présent presque inconnue, cette maladie chronique touche 15% des femmes en âge de procréer. Pour cette raison, de plus en plus d’études recherchent et progressent dans le diagnostic, la prévention et le traitement de cette pathologie.

L’endométriose, qu’est-ce que c’est ?

L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique qui consiste en l’apparition de tissu endométrial en dehors de l’utérus ; cependant, sa détection n’est pas simple. Un fait significatif qui confirme cette affirmation est que les professionnels experts en gynécologie mettent en moyenne 8 années pour diagnostiquer la maladie. Pourquoi tant de temps ?

Les symptômes que cette maladie provoque peuvent parfois être source de confusion. Le symptôme le plus fréquent est la douleur, généralement pendant les règles, bien que ce ne soit pas toujours le cas. Un autre symptôme est la stérilité ou l’incapacité de tomber enceinte. Le diagnostic de la maladie est assez fréquent chez les femmes qui se rendent dans des unités de procréation assistée avec des problèmes liés à leur difficulté à tomber enceinte. Cependant, l’endométriose peut également être asymptomatique et ne pas se manifester.

Dans ce contexte, le diagnostic de l’endométriose est devenu de plus en plus un domaine de recherche important. Le soupçon de la maladie chez les femmes avec ces symptômes et les examens gynécologiques sont le meilleur allié pour les professionnels travaillant dans les soins de santé des femmes. L’objectif de ces avancées est de répondre à ce 15% de femmes atteintes dont la qualité de vie est affectée par cette maladie.

Endométriose, progrès dans le traitement

L’une des lignes d’action les plus importantes dans le diagnostic et le traitement de l’endométriose s’est produit en Aragon, où plusieurs hôpitaux de référence ont réuni leur expérience et leurs connaissances en matière d’endométriose pour mener à bien en coordination un projet commun comportant trois objectifs :

  •  Créer un programme de formation destiné aux médecins généralistes, aux gynécologues et aux sages-femmes.
  • Développer un protocole d’action commun vis-à-vis des cas possibles d’endométriose.
  • Mettre en commun des traitements pour réussir une procédure unifiée.

 

Le premier programme de formation a eu lieu au début de février et, conformément à notre philosophie d’être toujours informés des derniers développements en matière de reproduction assistée et de gynécologie, Dr Estefania Rodriguez, gynécologue de notre équipe, y a assisté.

Le programme s’est focalisé autour des nouvelles tendances dans le diagnostic et le traitement de la maladie, mentionnant les progrès dans le soupçon de la maladie comme point fort. Selon son témoignage, le diagnostic est essentiel pour pouvoir apporter avec un traitement adéquat une réponse aux femmes souffrant de la maladie ; or l’amélioration de celui-ci au cours des dernières années a été significatif. Par ailleurs, plusieurs médecins experts ont démontré que de nouveaux signes échographiques aidaient à la détection de l’endométriose profonde, l’une des plus compliquées à identifier.

Le deuxième objectif de la journée s’est concentré sur le traitement de la maladie. Jusqu’à une période récente, il était très fréquent d’opérer les femmes après un diagnostic d’endométriose. Aujourd’hui, les professionnels préconisent d’abord des traitements médicaux moins invasifs avec des analgésiques, des contraceptifs et d’autres traitements tant hormonaux que non hormonaux qui atténuent les symptômes chez de nombreuses patientes, afin de voir l’évolution de la maladie et prendre des décisions après analyse de la réaction au traitement. Cette position a été soutenue par des chirurgiens experts de Valence et de Madrid ; Ils ont évoqué l’importance d’une option chirurgicale pertinente, soulignant qu’elle s’adresse aux femmes qui ne répondent pas à un traitement médical ou aux femmes ayant d’autres organes tels que le rein ou l’intestin touchés.

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