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Le laboratoire de clinique de fertilité : là où la vie commence

laboratorio de clínica de fertilidad

Le laboratoire est la pièce centrale d’une clinique de fertilité, et sûrement la partie la moins connue pour les patients. En effet, l’entrée au laboratoire est strictement réservée au personnel d’embryologie, et les patients ne peuvent pas y accéder. Cela est dû au fait que le laboratoire doit rester dans des conditions stables pour ainsi garantir un milieu stérile et adapté pour le développement embryonnaire.

Leonor García, directrice de laboratoire du groupe IVF-Life nous laisse entrevoir le travail à l’intérieur du laboratoire d’une clinique de fertilité, et répond à nos questions dans cet article.

Le rôle des biologistes et du travail en laboratoire commence lorsqu’on obtient les ovocytes de la patiente après une ponction folliculaire.

La ponction folliculaire : l’obtention des ovocytes, comment ça se passe ?

Après une stimulation ovarienne, la patiente devra se soumettre à une ponction ovarienne pour obtenir les ovocytes à féconder. Pour cela, le médecin devra percer tous les follicules matures, et aspirer le liquide qu’ils contiennent. Celui-ci sera mis dans des tubes, qu’il faudra ensuite observer en laboratoire pour y récupérer les ovocytes. La ponction ovarienne est un travail entre le médecin et les infirmières, les biologistes interviendront qu’une fois obtenu le liquide folliculaire.

Le liquide sera ensuite observé au microscope pour y vérifier s’il contient ou non des ovocytes. Puis chaque ovocyte sera préparé à la fécondation, c’est-à-dire qu’il sera débarrassé des cellules externes, et laissé en stabilisation dans une solution adapté, pendant environ une heure.

D’un côté, nos biologistes devront donc s’occuper de préparer les ovocytes, et de l’autre, il faudra sélectionner les spermatozoïdes pour la fécondation.

Quelles techniques pour la sélection des spermatozoïdes ?

Avant toute fécondation, il faudra réaliser une préparation de l’échantillon de sperme, ce processus est systématique lors d’un traitement de PMA.

Une fois l’échantillon de sperme obtenu, frais ou congelé, nos biologistes procéderont à la préparation de celui-ci pour faciliter une pré-sélection des spermatozoïdes à l’aide de la centrifugation de l’échantillon.

En fonction des caractéristiques spermatiques obtenues, nos biologistes pourront ensuite choisir entre la technique du Swim-up et celle des degrés de densité pour sélectionner les meilleurs spermatozoïdes de l’échantillon.

laboratoire clinique de fertilité

Un laboratoire de clinique de fertilité purifié pour un meilleur développement des embryons ?

En effet, les conditions environnementales du laboratoire sont très importantes pour garantir le bon développement des embryons. Pour cela, nos laboratoires ont un contrôle strict sur la température, la pression de l’air, la lumière et l’humidité. Notre système de filtre en continu, permet une purification constante de l’air et la pression positive évite l’entrée de particules contaminants dans le laboratoire.

Pour cette même raison, l’entrée au laboratoire est interdite aux personnes venant de l’extérieur et portant du parfum, du maquillage, ou tout autre crème et déodorant. Les patientes en salle de transfert devront également suivre le même protocole pour éviter au maximum que ces particules en contact avec les embryons.

Le poste de travail des biologistes, comment est-il ?

Les biologistes vont réaliser tout leur travail dans ce qu’on appelle le « poste de travail ». Il s’agit d’une surface chauffée, à température corporelle (37ªc) pour pouvoir manipuler correctement les gamètes et embryons.

Sur cette surface, ils auront à disposition les outils nécessaires pour la manipulation des échantillons biologiques : plaques, solutions liquides, pipettes…

Après préparation des ovocytes et des spermatozoïdes, le travail le plus attendu est donc réaliser : la fécondation.

Les deux techniques de fécondation : FIV conventionnelle et ICSI

Nous allons ici vous expliquer la différence entre la FIV conventionnelle et la FIV ICSI , deux techniques de fécondation lors d’un traitement de fécondation in vitro.

La fécondation la plus naturelle : la FIV conventionnelle. Il s’agit là de mettre en contact un échantillon du sperme obtenu, avec les ovocytes, et de placer cette plaque en incubateur. Les spermatozoïdes rejoindront l’ovocytes naturellement pour réaliser la fécondation.

Le jour suivant la ponction, nous observerons au microscope le résultat de cette fécondation. Si l’ovocyte présent deux pro-nucleus, la fécondation sera donc confirmée. Ces ovocytes seront donc laissés en incubateur pour continuer leur développement vers l’embryon.

Cette technique a été utilisé pour la première fois dans les années 80, lorsque la recherche dans le domaine de la reproduction assistée voulait avancer au-delà de la simple insémination artificielle. Elle s’avérait notamment utile pour les femmes présentant des altérations au niveau des trompes.

Cependant, aujourd’hui, nous savons que même si la FIV classique présente de bons taux de fécondation, elle est moins efficace lorsque la qualité du sperme présente des altérations : au niveau morphologique et mobilité.

La micro-injection du spermatozoïde dans l’ovules : la FIV ICSI. Il s’agit d’une fécondation « forcée » puisque le spermatozoïde va directement être placé à l’intérieur de l’ovule. L’utilisation de l’ICSI date de 1992.

Cette technique présente de nombreux avantages dans les cadres suivants :

Échecs avec une FIV conventionnelle
– Réserve ovarienne diminuée
– Mauvaise qualité ovocytaire
– Facteur masculin : qualité spermatique altérée au niveau de la mobilité, concentration et morphologie
– TESE (biopsie testiculaire)
– Infertilité d’origine inconnue

La FIV conventionnelle et la FIV ICSI ont des taux de grossesse semblables, qui dépendront en général de la qualité ovocytaire, de l’âge de la patiente et du potentiel des spermatozoïdes.

Une fois la fécondation réalisée, par FIV conventionnelle ou FIV ICSI, les ovocytes continueront leur développement en incubateur.

Quel est l’importance de l’incubateur dans le développement des embryons ?

L’incubateur va être le premier « berceau » des embryons et il est donc important qu’il reproduise au maximum le milieu de l’utérus de la femme. Il doit donc y avoir une stabilité dans la température ambiante, la luminosité, les niveaux de CO2 et oxygène… dans quoi l’embryon ne pourra pas se développer correctement.

Le laboratoire d’IVF-Donostia prévoit pour cela l’utilisation de la technologie Time-Lapse, pour aider au contrôle des embryons et éviter des variations dans les conditions de cultures. Le Time-Lapse permet une surveillance continue des embryons, et donne ainsi des informations importantes sur leur développement.

Le liquide de culture embryonnaire : qu’est-ce que c’est ?

Tout comme l’incubateur, nous allons essayer de copier le liquide accompagnant les ovocytes hors de l’ovaire dans le corps de la femme. C’est donc dans ce liquide recréé grâce à des composant organiques et inorganiques, que les ovocytes seront mis en culture pendant tout le développement, ce qui l’aidera à obtenir tous les nutriments dont il aura besoin.

La classification embryonnaire : quels sont les critères de sélection ?

Le choix de l’embryon à transférer est très complexe et ce sont les biologistes qui auront la responsabilité de cette sélection. Le choix sera basé sur des critères morphologiques, de vitesse de division cellulaires, et parfois génétiques.

La sélection morphologique se fait jour après jour, depuis le jour de la fécondation jusqu’au jour du transfert. Les biologistes se baseront sur des critères morphologiques comme la taille, la netteté des cellules, la présence de fragmentation, mais aussi sur la division cellulaire : le nombre de cellule, la vitesse de division… Tous ces critères sont observés jour après jour pour pouvoir faire une classification des embryons obtenus.

Il existe également une sélection génétique, qui est réalisé pour les patients ayant recours au Diagnostic Génétique Préimplantatoire. Il s’agit là d’une sélection exhaustive, en fonction du caryotype des embryons.

Nous savons maintenant toutes les étapes dans le laboratoire, mais quid de la conservation des gamètes et embryons ?

Est-ce que mes embryons peuvent être confondus avec d’autres ou perdus ?

L’un des protocoles que doivent suivre les biologistes en laboratoire d’une clinique de fertilité est le contrôle de la traçabilité du matériel biologique.

Dans le laboratoire de la clinique IVF-Donostia , nous utilisons un système double et largement contrôlé pour connaître la provenance, l’appartenance et le destin de chaque échantillon biologique.

Pour chaque manipulation, tout est minutieusement noté et numéroté pour ainsi pouvoir tracer le processus pour chaque embryon, et chaque gamète. En plus d’un système informatisé, nous avons aussi recours à un système manuel, pour réaliser une double vérification du protocole.

Dans les cas de transferts et biopsie par exemple, l’erreur ne peut pas être permise, et la provenance des embryons est également vérifiée en deux fois.

Le système informatique dont nous disposons, nous permet de localiser chaque échantillon et connaître leur provenance. Toute cette information est aussi bien conservée dans ce système dans nos archives papier pour éviter les pertes et les erreurs.

Nous savons que le moment du travail en laboratoire est le plus stressant pour les patients, c’est pourquoi notre laboratoire communique pendant tout le processus pour donner toute l’information disponible.

Une communication nécessaire entre le laboratoire et les patients.

Pendant leur traitement, les patients communiqueront surtout avec leur médecin ou leur assistante personnelle. Mais, à partir de la ponction et la fécondation des ovocytes, se sera au tour du laboratoire de prévenir les patients des prochaines étapes.

Dès la première consultation chez IVF-Donostia, les patients auront une première approche avec nos biologistes, puisqu’une consultation avec un embryologue est prévue. Là, le travail en laboratoire lui sera expliqué et il pourra recevoir toutes les informations sur les techniques en laboratoire adapté à son cas particulier.

Après cet entretien, les patients n’auront plus de nouvelles des biologistes jusqu’au jour de la fécondation. Entre ce jour et le transfert, ils recevront quotidiennement des nouvelles du laboratoire sur le développement de leurs embryons, avec une information claire et transparente.

Pendant tous les jours du développement embryonnaire, les biologistes devront observés et classifiés les embryons. C’est pour cela qu’après chaque observation, vous recevrez un mail dans votre langue, avec les informations concernant les résultats de la fécondation, le nombre d’embryons en développement et la qualité ainsi que l’évolution de ceux-ci.

Nombre d’ovocytes fécondés à J1
– Description du développement embryonnaire
– Nombre d’embryons en développement
– Nombre d’embryons de bonne qualité

Après 5 à 6 jour de développement, vous pourrez connaître le résultat final sur le nombre d’embryons ayant atteint le stade de blastocyste et pouvant être vitrifiés. Si votre transfert se fait à frais, vous recevrez toutes ces informations avant le transfert.

La communication et le suivi des patients et le point fort de notre clinique, et nous sommes convaincus qu’une communication fluide aidera le patient a être en confiance et évitera un surplus de stress pendant le traitement.

Certains patients ne souhaitant pas être prévenus de l’avancée des embryons jours après jours, pourront bien sûr nous prévenir pour ne leur donner que les résultats de J5/6.

Le travail en laboratoire est donc complexe et doit être réalisé par un personnel expérimenté et rigoureux. C’est grâce à leur professionnalisme que nous pourrons vous aider, chez IVF-Donostia, à réaliser votre souhait de devenir parents.

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