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Le cancer du sein a mis ma vie sur pause. Témoignage réel de Itsaso.

Selon les études publiées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), chaque année, 1,38 de cancer du sein sont diagnostiqués dans le monde, s’agissant ainsi de la malaide la plus commune chez les femmes.

Même si le cancer du sein est de loin l’une des maladies les plus courantes chez les femmes, elle affecter aussi les hommes. Selon des études américaines cette maladie touche 1% d’entre eux. C’est une tumeur maligne qui se produit quand les cellules tumorales se développement dans le tissu glandulaire du sein et envahit les tissus sains qui se trouvent autour.

Il y a une grande inconnue des possibles causes de ce type de cancer, selon l’Association Espagnole Contre le Cancer (AECC), puisque les antécédents familiaux, l’âge et le style de vie ne sont pas suffisants pour connaître les motifs du développement de cette maladie.

Être confronté au diagnostic du cancer du sein est une des expériences les plus redoutés par la population féminine. Itsaso, notre protagoniste, est passé par là avec le même courage dont font preuve toutes les femmes touchées. Nous avons souhaité parler d’elle et, avec ses mots, qu’elle nous explique l’importance de savoir qu’elle pourra être mère quand tout sera terminé.

Ce n’est pas nouveau de parler de la détection précoce comme arme fondamentale face à la maladie. Ce fut le cas d’Itsaso, qui après avoir senti une petite boule dans son sein et en avoir parlé à son gynécologue, et après plusieurs examens, a reçu une nouvelle qui a mis sa vie sur pause : elle avait un cancer du sein.

Témoignage réel de Itsaso.

Est-ce que vous sentiez que quelque chose n’allait pas bien ? Comment vous a-t-on diagnostiqué le cancer du sein ?

À cette époque, j’étais très éloignée de ma santé et, même si a posteriori j’ai compris que mon corps m’envoyait des signaux quelques mois avant le diagnostic, je n’ai pas su les capter à ce moment-là.

En Octobre, j’ai eu une révision gynécologique et ils ne détectèrent rien d’anormal, j’ai cependant senti une boule et je suis retournée chez le gynécologue. Là, j’ai été dirigée vers l’hôpital et ils me réalisèrent une biopsie, qui donna positif. L’attente entre la biopsie et le résultat a été très dure. Après le premier diagnostic, j’ai eu beaucoup d’autres examens, tous en urgence pour déterminer la portée exacte.

Qu’avez-vous pensé à l’annonce du diagnostic ?

Ça a été très dur et le monde s’écroula sur moi. D’abord, j’étais dans le déni, je ne voulais pas croire que cela m’arriva en étant si jeune. Tous les projets d’avenir s’écoulèrent (certains qui étaient des projets de futur immédiat comme être mère).

J’avais très peur, et en plus, je ne savais pas comment le dire à ma mère ; comme je pensais que ça allait être négatif, je ne lui avais même pas parlé de la biopsie ; maintenant je sais que ce fut une erreur car j’aurais eu besoin de son soutien pendant ces moments du début.

Comment avez-vous vécu les jours suivants le résultat ?

Avec beaucoup de tristesse. Ce furent des jours très difficiles, et je devais faire face à mes peurs à chaque fois que je devais faire un nouvel examen, tout était en suspens, je ne savais pas ce que j’allais devenir, même au travail je ne voulais rien dire avant d’en savoir plus… J’ai vraiment senti comme si quelqu’un avait appuyé sur pause dans ma vie. La vie des autres continuait son cours mais la mienne s’était arrêtée.

Ma sœur m’a convaincue de rechercher une aide professionnelle et j’ai fait appel à une psychothérapeute et à l’Association des femmes affectées de cancer gynécologique et du sen Katxalin.

Une fois que j’ai accepté ma situation, j’ai connu la portée de la maladie et j’ai décidé du traitement à réaliser et le centre où j’allais être suivie, et j’ai décidé de lutter de toutes mes forces pour guérir et en sortir saine et forte, non seulement pour moi, mais pour toutes personnes que j’aime.

Comment est-ce devoir annoncer la nouvelles à ces proches ?

C’est très difficile parce que quand vous le dites avec vos propres mots, vous prenez conscience que c’est bien réel et ce n’est pas un mauvais rêve duquel vous pouvez vous réveiller.

Même si je savais que j’étais forte, je me sentais vulnérable et je crois quand j’ai décidé de le dire, je me suis construit une sorte de bouclier pour le voir comme un fait objectif.

J’ai aussi eu le soutien de mes proches pour le raconter ensuite aux personnes qui me sont le plus chères.

Vous vouliez être mère?

Oui, c’était mon rêve depuis très jeune, et quand j’ai eu le diagnostic du cancer du sein, mon conjoint et moi le voulions pour un futur proche.

Le médecin qui m’a diagnostiqué n’a pas eu de tact quant à ma maternité et m’a dit d’oublier l’idée puisque ce ne serait pas possible. Cependant, j’ai demandé un second avis et ils m’ont parlé d’un traitement qui me permettrait, après un délai raisonnable, de réaliser mon rêve d’être mère, bien que ce ne serait pas quand je le déciderai. Mais je me suis adapté et je suis très reconnaissance d’avoir eu cette chance d’essayer.

Avez-vous reçu de l’aide sur les possibilités d’être mère dans le futur ?

Dans le centre où j’étais suivie pour ma maladie, ils m’ont parlé des possibilités d’être mère dans le futur dès les premiers moments, et ce fut vraiment synonyme d’espoir pour moi ; parce qu’implicitement ils me disaient que j’allais pouvoir m’en sortir et me soigner.

Quand avez-vous pris la décision de préserver votre fertilité ?

Avant de commencer le traitement de chimiothérapie, j’ai fait un processus de stimulation ovarienne pour préserver mes ovules, avant qu’ils ne soient abîmés par la chimiothérapie. Le gynécologue qui a suivi mon processus a été super, très humaine et m’a transmis beaucoup de confiance.

Ça n’a pas été facile de me décider à préserver ma fertilité, puisque j’avais un cancer du sein hormonodépendant et la stimulation ovarienne agissait contre ma santé (aggravant la maladie) ; ce qui m’angoissait énormément, avec des insomnies, tachycardies ; peut-être que je ne souffrais pas de symptômes physiques, mais mes peurs me dominaient complètement. Cependant je savais que si je ne préservais pas mes ovules, je pourrais le regretter plus tard, puisque finalement c’était une garantie sur ma vie, une chance de plus de devenir mère. Et si j’y arrivais de manière naturelle, je pourrais en faire don à quelqu’un qui en aurait besoin.

Maintenant que je suis sur le point de finit l’hormonothérapie et je peux enfin commencer à penser à la maternité, je suis contente d’avoir trouvé le courage de le faire.

Le soutien émotionnel est très important pour surmonter la maladie, comment ça a été dans votre cas ?

Le soutien émotionnel est primordial pour surmonter n’importe quelle maladie et surtout les maladies pour lesquelles on doit se battre pour continuer à vivre, mais c’est aussi très important de savoir faire face à la vie quand tu reçois un coup aussi dure.

Dans mon cas, ma mère a été cruciale et elle m’a accompagnée pendant tout le processus de guérison, en prenant soin de moi et simplement en étant présente. Ma sœur aussi a été très importante dans mon processus de guérison, elle m’a accompagnée dans le chemin de mon développement personnel, en recherchant les motifs qui m’ont conduit à tomber malade pour essayer d’apporter des solutions et me guérir pour toujours. Mon conjoint m’a donné des forces pour penser positivement à mon avenir avec lui, il m’a permis de prendre confiance en moi.

Aujourd’hui beaucoup de femmes continuent à se battre contre le cancer du sein, être entourée de personnes qui vous soutiennent et de médecins spécialistes qui font preuve d’empathie pour votre situation personnelle est très important pour vaincre le cancer. Quand Itsaso aura terminé sa thérapie hormonale, elle se rentra chez IVF Donostia pour qu’ensemble, nous puissions réaliser son projet de vie.

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