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Échecs d’implantation et étude de l’endomètre : une question de réceptivité et d’immunologie

Échecs d'implantation

Les échecs d’implantation embryonnaire est un phénomène encore mal connu et même si on dispose aujourd’hui d’outils pour améliorer la préparation endométriale, les connaissances sont encore.

L’étude de l’implantation embryonnaire rencontre des limites puisque chaque patiente réagit différemment à un protocole et la réponse de l’endomètre est donc différente et il est difficile de généraliser les résultats.

Aujourd’hui nous avons cependant de nouveaux moyens de connaître la réponse endométriale au niveau de sa réceptivité et son immunologie : il s’agit des tests de réceptivité et immunologique.

Comment peut-on expliquer un échec d’implantation ?

Lorsqu’une patiente est confrontée à un échec d’implantation après un transfert, elle fait souvent face à une période d’interrogation et doute sur pourquoi l’embryon ne s’est pas implanté.

Pour qu’une grossesse débute, il faut que la toute première étape se réalise : l’implantation de l’embryon.

Selon la SEF (Société espagnole de fertilité) l’implantation est donc le processus par lequel la grossesse commence, et après au moins 3 essais de transfert sans implantation après un traitement de FIV, on parle alors d’échecs d’implantation.

On parle d’échecs d’implantation lorsque la patiente a eu moins 3 échecs après un traitement de FIV et le transfert d’embryons de bonne qualité (selon la Société Espagnole de Fertilité)

Les facteurs indispensables à une implantation

On le dit souvent, pour qu’un transfert marche, il faut que ces trois facteurs soient optimums :

  • Un endomètre réceptif
  • Un embryon de bonne qualité
  • La réalisation d’un traitement personnalisé

Les chances de réussite seront donc augmentées si la patiente réunit ces trois critères pour une bonne implantation embryonnaire.

La fenêtre d’implantation : le moment idéal pour un transfert

Sur un cycle naturel, la question de la fenêtre d’implantation ne se pose pas puisque l’endomètre se préparera au fur et à mesure du phénomène naturel de la fécondation puis du développement embryonnaire. Il y aura une interaction entre l’endomètre et l’embryon pour préparer la nidation.

Lors d’un cycle de PMA, le moment de l’implantation doit donc être préparé « artificiellement », c’est-à-dire que la patiente devra préparer son endomètre pour un transfert embryonnaire. Il est donc important de réaliser ce transfert au bon moment et de pouvoir connaître la fenêtre d’implantation de l’endomètre.

Pour un endomètre réceptif, on calcule la fenêtre d’implantation entre J20 et J24 du cycle naturel de la femme, et cette fenêtre peut durer jusqu’à 4 jours.

ER-MAP : Test de réceptivité endométriale

Le test ER-Map est un test sur la réceptivité de l’endomètre. Il permet d’évaluer la réceptivité en la classifiant en trois résultats :

  • Pré-réceptif : l’endomètre n’est pas tout à fait prêt et aura besoin de plus d’heures ou de jours de préparation
  • Réceptif : l’endomètre est prêt et le transfert peut se faire à ce moment-là
  • Post-réceptif : la fenêtre d’implantation est dépassée, et il faudra donc prévoir un transfert plus tôt dans la préparation.

Il existe aussi des cas ou le résultat est « non réceptif », c’est-à-dire que la fenêtre d’implantation est trop éloignée du jour de la biopsie et n’a pas été déterminée.

Sur toutes les patientes testées jusqu’à maintenant, on observe que la fenêtre d’implantation est décalée dans environ 20 à 25% des cas, et les chances de réussite de ces patientes pourront donc être améliorée grâce à un protocole de préparation endométriale adapté.

Le Er-Map, en plus de donner des informations sur la réceptivité, pourra aussi étudier certains gènes en rapport avec la réponse immunologique qui entre en jeu lors de l’implantation.

Comment faire un test de réceptivité endométriale ?

Il s’agit en fait d’un test qui se fait par l’extraction d’un échantillon d’endomètre (biopsie) après une préparation endométriale. Cette biopsie est simple à réaliser, par voie vaginale et grâce à une pipelle de Cornier en cabinet gynécologique.

Après 2-3 semaines, nous recevons ensuite les résultats et nous pourrons savoir si la fenêtre d’implantation est décalée et quel protocole nous devront établir pour préparer la patiente à un transfert embryonnaire.

Échecs d'implantation

La réponse immunologique de l’endomètre

L’immunologie de l’endomètre est un des autres facteurs que nous pouvons étudier sur l’endomètre en cas d’échecs d’implantation à répétition. Pour cela, le test IM-Map aide nos spécialistes à mieux comprendre la réponse immunologique de l’endomètre face à la présence d’un embryon au sein de l’utérus.

Ce test se réalise de la même façon que pour le test Er-Map, et les deux peuvent d’ailleurs se faire en même temps. Il s’agit d’une biopsie endométriale que nous analyserons par une technique de cytométrie de flux et qui calculera l’équilibre immunologique et le nombre de cellules immunologiques sur l’endomètre.

S’il existe un déséquilibre ou le nombre de cellule est anormal, il y aura donc un protocole à établir pour rétablir cet équilibre immunologique.

Quand doit-on faire ces tests ?

Comme nous l’explique le Dr. Pack, médecin spécialiste de la fertilité chez IVF-Spain Alicante : « il s’agit de deux tests bien distincts et qu’ils ne seront pas systématiques pour toutes les patientes. »

Le plus important sera d’analyser les antécédents de la patiente et les cas d’échecs d’implantation ou fausses-couches. Si l’on suspecte un problème au niveau de l’endomètre, alors on pourra diriger la patiente vers ces tests de l’endomètre.

L’Im-Map (test sur l’immunologie) a démontré son efficacité dans de nombreuses études et nous savons que l’immunologie rentre en compte dans le processus d’implantation et lorsque nous détectons un déséquilibre au niveau immunologique, l’embryon peut être rejeté comme s’il s’agissait d’un corps étranger, par les cellules appelées « Natural Killers ».

Que sait-on sur la fiabilité de ces tests ?

Il s’agit de tests nouveaux dans le domaine de la PMA et leur application systématique est encore limitée.

Les études existantes aujourd’hui montrent que ce test ne doit pas être appliqué systématiquement à toutes les patientes, mais est recommandé en cas d’échecs d’implantation à répétition après plusieurs transferts d’embryons de bonne qualité lors d’un traitement de FIV  ou FIV DO. Ce test est également utile pour les cas de pathologies comme l’endométriose ou l’andénomyose.

Grâce à des protocoles adaptés à chaque résultats obtenus, nous remarquons que sur les femmes ayant eu un résultat de fenêtre d’implantation déplacé.

La fiabilité des tests immunologiques part de la certitude que l’immunologie de la femme jour un rôle dans le déroulement de la grossesse, et donc dans le phénomène de l’implantation. Corriger un déséquilibre hormonal permettra donc d’éviter des échecs d’implantation ou fausses-couches.

Échecs d'implantation

D’autres examens qui aideront au diagnostic d’échecs d’implantation

Como hemos dicho anteriormente, existen diferentes estudios que ayudan a que se produzca esta correcta comunicación entre el embrión y el útero.

  • Une hystéroscopie : examen qui permet d’observer l’intérieur de la cavité utérine et de détecter des obstacles à une implantation : parois, adhérences, endométriose….
  • DPI ou PGT-A (Diagnostic Génétique Préimplantatoire): C’est un test réalisé directement sur l’embryon déjà formé et qui permettra de connaître sa génétique et détecter les embryons qui n’aboutiront pas en grossesse évolutive ou ceux présentant une malformation au niveau des chromosomes.

Un bilan complet pour un protocole personnalisé

En général, les patientes ayant eu beaucoup d’échecs de traitements de FIV ou FIV DO au préalable, après s’être renseigné, connaissent déjà ces tests, et essayent de trouver des solutions à leurs problèmes d’implantation.

IVF-Donostia est une clinique proposant des diagnostics poussés et personnalisé pour pouvoir établir un protocole sur mesure. Après un bilan complet des antécédents de la patiente, nous pourrons être à mêmes de l’orienter vers un protocole personnalisé et adapté à ces caractéristiques.

Il est tout à fait normal de se poser des questions sur certains tests, ou de vouloir copier le traitement d’une patiente pour qui le transfert a marché, mais il faut aussi faire confiance à son professionnel et suivre ces recommandations, car chaque patient est différent.

Recherche des informations chez d’autres patients ou se renseigner sur internet est tout à fait normal, mais il faudra bien sûr faire confiance en son spécialiste et suivre ces recommandations, car l’objectif de notre équipe sera le même que le vôtre : obtenir une grossesse en un inimum d’essai.

Si vous souhaitez avoir des renseignements sur ces tests ou en parler avec l’un de nos spécialistes, n’hésitez pas à nous demander un premier rendez-vous.

Nos spécialistes pourront vous orienter et établir un pre-diagnostic suivant votre histoire.

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